Meilleurs Quartiers pour Acheter à Dijon 2026

LM
Léa Moreau
Analyste marché immobilier · 8 ans d'expérience
Aerial view of a historic european town square with arcades.

À Dijon, le prix médian au m² pour un appartement ancien tourne autour de 2 650 euros début 2025 selon les données DVF consolidées, mais ce chiffre cache des écarts considérables : entre le centre historique classé UNESCO et les quartiers périphériques en mutation, l'amplitude dépasse facilement 1 200 euros par mètre carré. Si tu envisages d'acheter à Dijon en 2026, la question du quartier est donc centrale, bien plus que dans beaucoup d'autres villes françaises de taille comparable. Dijon reste une métropole universitaire dynamique, chef-lieu de la Côte-d'Or, avec environ 160 000 habitants intramuros et une zone d'emploi qui attire cadres, chercheurs et étudiants. Le marché a traversé une phase de correction en 2023-2024 liée à la hausse des taux, ce qui crée aujourd'hui des opportunités réelles pour les acheteurs patients et bien informés. Dans cet article, je passe en revue les quartiers les plus pertinents pour un achat en résidence principale ou en investissement locatif, avec les chiffres précis issus des transactions réelles, les tendances de fond et les points de vigilance concrets. Aucune langue de bois, uniquement ce dont tu as besoin pour décider.

Comprendre le marché dijonnais avant de choisir un quartier

Les dynamiques de prix depuis 2019

Entre 2019 et mi-2022, Dijon a connu une hausse soutenue, portée par les taux historiquement bas et l'attrait de la ville par rapport aux métropoles plus chères comme Lyon ou Paris. Les données DVF publiées sur data.gouv.fr montrent que les appartements anciens ont progressé d'environ 18 à 22 % sur cette période dans les arrondissements centraux. Puis la remontée des taux directeurs de la Banque centrale européenne a cassé la dynamique : entre début 2023 et fin 2024, les volumes de transactions ont chuté de près de 20 % et les prix ont légèrement corrigé, de 4 à 7 % selon les secteurs. La bonne nouvelle pour toi en tant qu'acheteur 2026 : les vendeurs ont intégré cette correction, les délais de vente se sont allongés et les marges de négociation ont réapparu, notamment au-delà de 10 % sur les biens énergivores.

Le poids du DPE dans les décisions d'achat

Le diagnostic de performance énergétique est devenu un critère majeur à Dijon pour une raison simple : une part significative du parc locatif dijonnais est constituée de logements anciens classés F ou G, notamment dans les immeubles haussmanniens et les maisons de ville du centre. Depuis le 1er janvier 2025, les logements classés G sont interdits à la location, et ceux classés F le seront dès 2028. L'ADEME estime le coût moyen d'une rénovation énergétique passant d'un logement G à C entre 25 000 et 50 000 euros selon la surface et la configuration. Pour un investisseur, c'est un coût qu'il faut intégrer dès l'offre d'achat. Pour un acquéreur en résidence principale, c'est une charge thermique à anticiper. Je te recommande de systématiquement vérifier le DPE avant toute visite sérieuse et de l'utiliser comme levier de négociation. Tu peux aussi consulter nos outils ScoreImmo pour simuler l'impact du DPE sur la valeur réelle d'un bien.

Les frais d'acquisition à ne pas oublier

À Dijon comme partout en France pour un bien ancien, les frais de notaire représentent environ 7 à 8 % du prix d'achat. Le détail : droits de mutation à titre onéreux (DMTO) à 5,80 % pour la Côte-d'Or, emoluments du notaire proportionnels au prix, taxe de publicité foncière et débours. La chambre des notaires publie un simulateur en ligne qui te permet de calculer précisément ces frais selon le prix affiché. Sur un appartement à 250 000 euros, tu ajoutes environ 18 000 à 20 000 euros de frais, soit un budget total autour de 270 000 euros. Ne jamais oublier cette ligne dans ton plan de financement.

Centre-ville et hypercentre : prestige, tension et vigilance

La Chouette, Darcy, le quartier de la cathédrale

L'hypercentre dijonnais, délimité grossièrement par la rue de la Liberté, la place Darcy, la place de la République et le quartier de la cathédrale Saint-Bénigne, constitue le secteur le plus cher et le plus liquide de la ville. Les prix pour les appartements anciens y oscillent entre 2 900 et 3 800 euros par m² selon l'étage, l'exposition et l'état général. Les appartements de standing avec parquet ancien, moulures et vue sur cour intérieure calme peuvent dépasser 4 000 euros du m² pour les beaux étages. Ce marché est dominé par des acquéreurs CSP+, des cadres mutés et des investisseurs cherchant un rendement locatif stabilisé. Les studios et deux-pièces se louent facilement entre 550 et 750 euros par mois, portant un rendement brut de l'ordre de 4 à 5 %. Pas exceptionnel, mais sécurisé par une demande locative structurellement forte. Le principal risque : les charges de copropriété élevées dans les immeubles anciens non rénovés, et les travaux de ravalement qui peuvent être votés en assemblée générale à court terme. Vérifie systématiquement les procès-verbaux des trois dernières assemblées générales avant de signer une promesse.

Le secteur sauvegardé UNESCO : atout et contrainte

Une partie de l'hypercentre dijonnais est classée dans un secteur sauvegardé lié à l'inscription des Climats du vignoble de Bourgogne au patrimoine mondial de l'UNESCO en 2015. Cela implique des contraintes architecturales strictes pour les travaux de façade, de toiture et parfois d'intérieur. Le ministère de l'Écologie encadre ces secteurs via les Sites Patrimoniaux Remarquables (SPR). En pratique, si tu veux changer les fenêtres ou modifier l'aspect extérieur de ton logement, tu devras obtenir une autorisation de l'Architecte des Bâtiments de France. C'est une contrainte réelle qui ralentit et renchérit les travaux, mais c'est aussi la garantie que le cachet du quartier sera préservé à long terme, ce qui soutient la valeur patrimoniale du bien.

Le quartier Montchapet : le bon compromis dijonnais

Profil du quartier et population

Montchapet est probablement le quartier le plus recherché par les familles et les actifs qui cherchent à concilier qualité de vie, proximité du centre et prix raisonnables. Situé à l'ouest du centre, accessible en tramway (ligne T2) et à vélo facilement, il offre un tissu pavillonnaire et de petits collectifs, avec une rue commerçante animée (la rue Docteur Lavalle), des écoles réputées et un profil socio-démographique homogène et stable. Les prix moyens s'établissent entre 2 400 et 2 900 euros par m² pour les appartements, et entre 3 000 et 3 800 euros par m² pour les maisons avec jardin, selon la surface et l'orientation. La demande y est forte et les biens partent vite, souvent en moins de 30 jours s'ils sont correctement valorisés.

Pourquoi Montchapet est un achat solide en 2026

Plusieurs facteurs structurels plaident pour Montchapet. Premièrement, la proximité de l'hôpital universitaire du CHU de Dijon et de plusieurs grandes écoles (Sciences Po Dijon, Burgundy School of Business) génère une demande locative qualitative et solvable. Deuxièmement, le quartier a bénéficié d'investissements publics réguliers dans l'aménagement des espaces verts et la voirie. Troisièmement, le tissu commercial de proximité est dense, ce qui rend le quartier attractif pour des profils très variés. Pour un achat en résidence principale avec un horizon de 8 à 12 ans, Montchapet offre un couple risque/valorisation très favorable. Pour un investissement locatif, le rendement brut tourne autour de 4,5 à 5,5 % sur un appartement bien sélectionné, avec une vacance locative faible.

Drapeau, Bourroches, Maladière : les quartiers de la transition

Un positionnement prix attractif avec des nuances

Ces trois quartiers, situés au sud et au sud-est du centre, forment une ceinture intermédiaire dont les prix varient entre 1 800 et 2 400 euros par m². Ils ont connu des programmes de renouvellement urbain portés par Dijon Métropole et l'Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine (ANRU), avec des résultats visibles mais encore inégaux selon les micro-secteurs. Le quartier Maladière, longtemps stigmatisé, a bénéficié de rénovations d'espaces publics et de la création d'équipements culturels et sportifs. La Salle de la Maladière, enceinte sportive polyvalente, a contribué à l'animation du secteur. Les Bourroches sont en cours de requalification avec de nouvelles opérations de logement en accession à des prix maîtrisés.

Opportunités et précautions

Pour un primo-accédant avec un budget limité ou un investisseur cherchant un rendement brut supérieur à 6 %, ces quartiers méritent une attention sérieuse. Mais il faut être précis dans le périmètre : à l'intérieur même de ces zones, il existe des immeubles bien gérés, avec des copropriétés saines, et d'autres avec des impayés de charges chroniques et des façades dégradées. La due diligence est donc plus exigeante qu'ailleurs. Je recommande de demander systématiquement le carnet d'entretien de la copropriété, les trois derniers appels de fonds et le taux d'impayés. Service-public.fr détaille l'ensemble des documents que le vendeur doit te fournir avant la signature du compromis. Ces quartiers sont aussi intéressants pour des projets de division ou de colocation, le profil locataire étant souvent étudiant ou jeune actif. Consulte notre guide sur le rendement locatif à Dijon pour aller plus loin sur ce point.

Toison d'Or et secteur nord : le marché de la maison individuelle

Caractéristiques et prix

Le secteur nord-ouest de Dijon, autour du quartier Toison d'Or et jusqu'aux communes limitrophes comme Fontaine-lès-Dijon ou Ahuy (dans un rayon de 5 à 8 km du centre), constitue le territoire de prédilection pour les acquéreurs cherchant une maison individuelle avec jardin. Les prix pour les maisons récentes (construites après 2000) oscillent entre 2 800 et 3 500 euros par m², tandis que les maisons des années 1970-1990, moins bien isolées, peuvent descendre à 2 000-2 500 euros du m² mais nécessitent un budget travaux. Le centre commercial Toison d'Or, le parc des expositions et la proximité de l'A31 vers Lyon font de ce secteur un pôle d'attractivité fort pour les familles avec enfants scolarisés et les actifs motorisés.

Toison d'Or : entre commerce et résidentiel

Le quartier Toison d'Or au sens strict (intramuros dijonnais) a connu une montée en gamme avec la rénovation du centre commercial et l'arrivée de nouveaux programmes résidentiels. Les appartements en résidence neuve s'y négocient entre 3 200 et 3 800 euros par m², prix auxquels on peut appliquer les dispositifs fiscaux en vigueur si les conditions sont réunies. Attention toutefois : l'achat dans le neuf implique des frais de notaire réduits (2 à 3 %) mais un prix facial plus élevé, et la revente à court terme peut s'avérer défavorable si le marché local ne suit pas. Le portail impots.gouv.fr centralise les informations sur les dispositifs d'aide à l'accession et les avantages fiscaux pour l'investissement locatif. Vérifie le zonage de Dijon et les plafonds applicables avant d'investir dans le neuf.

Université et Mansart : le secteur étudiant par excellence

Un marché locatif tendu et un rendement attractif

Le quartier Université, autour du campus dijonnais, et le secteur Mansart forment un bassin locatif très particulier. Dijon accueille plus de 35 000 étudiants, et une fraction significative cherche à se loger à proximité des facultés. Les studios et T2 dans ce secteur s'échangent entre 1 700 et 2 300 euros par m² pour les biens anciens, souvent en état moyen, et se louent entre 430 et 580 euros par mois. Le rendement brut peut ainsi dépasser 7 % sur des surfaces bien choisies, ce qui en fait l'un des secteurs les plus intéressants de Dijon pour un investissement orienté rendement pur. Mais ce rendement élevé a un prix : la rotation locative est forte (déménagements annuels fréquents), l'usure des logements est plus importante et la gestion locative est plus active. Si tu ne veux pas gérer toi-même, intègre des frais d'agence ou de gestion dans ton calcul de rendement net.

Mansart : quartier en recomposition

Mansart est un quartier qui a longtemps souffert d'une image dégradée mais qui bénéficie depuis 2020 d'un programme de rénovation urbaine soutenu par la métropole. De nouvelles résidences étudiantes privées ont été livrées, des espaces publics ont été réaménagés et plusieurs commerces de proximité se sont installés. La démographie jeune et la présence d'équipements universitaires constituent un socle solide pour la demande locative. Pour un investisseur long terme, acheter un appartement rénové à Mansart avec un DPE C ou D en 2026 peut s'avérer une excellente décision à horizon 2030-2035, à condition de sélectionner un immeuble en copropriété saine. Utilise ScoreImmo pour analyser le score d'un bien avant de formuler une offre : le scoring intègre le DPE, les prix DVF locaux et les tendances de valorisation par quartier.

Clemenceau, Victor Hugo, les abords de la gare

Un secteur en tension positive

Le secteur compris entre la gare de Dijon-Ville, le boulevard Clemenceau et l'avenue Victor Hugo est en train de vivre une recomposition intéressante. La gare TGV de Dijon, avec ses liaisons vers Paris (1h35 en TGV), Lyon (1h05) et Marseille, en fait un noeud de mobilité stratégique qui attire les profils en double résidence et les travailleurs pendulaires. Les prix dans ce secteur varient entre 2 200 et 2 800 euros par m², avec des opportunités sur les appartements anciens des années 1960-1980 qui peuvent faire l'objet de rénovations ciblées. La proximité de la gare est un avantage pour la location meublée courte durée (type Airbnb), mais il faut vérifier le règlement de copropriété et les éventuelles restrictions municipales avant de s'y lancer.

L'avenue Victor Hugo : un axe premium méconnu

L'avenue Victor Hugo, qui relie la gare au centre-ville en passant par des immeubles bourgeois du début du XXe siècle, constitue un micro-marché premium souvent ignoré des acheteurs qui ne connaissent pas bien Dijon. Les appartements haussmanniens avec parquet d'origine, hauts plafonds et belle exposition y atteignent 3 200 à 3 600 euros par m² pour les beaux étages. Mais les rez-de-chaussée sur rue et les arrières-cours peu lumineux tombent à 2 200-2 400 euros, ce qui peut représenter une bonne affaire si tu acceptes ce compromis. C'est un secteur à fort potentiel de plus-value si tu fais les bons travaux (isolation intérieure, double vitrage compatible avec le PLU, rénovation des parties communes). Consulte notre analyse complète du marché dijonnais pour comprendre les tendances de fond sur cet axe.

Communes périphériques de Dijon Métropole : élargir le périmètre

Chenôve, Quetigny, Longvic : des prix bas mais une vigilance nécessaire

Si ton budget est serré ou si tu cherches une maison individuelle à moins de 250 000 euros, les communes de la première couronne méritent d'être explorées. Chenôve au sud affiche des prix autour de 1 500 à 2 000 euros par m² pour les appartements anciens, et les maisons individuelles des années 1970-1980 se négocient entre 180 000 et 280 000 euros selon la surface et l'état. Quetigny à l'est, avec son tissu pavillonnaire dense et ses équipements de proximité, propose des prix légèrement supérieurs (2 000 à 2 500 euros par m²) pour un cadre de vie familial apprécié. Longvic au sud-est est influencée par la présence de la base aérienne militaire (dont l'avenir à long terme est incertain) et par son tissu industriel, ce qui la rend plus difficile à valoriser à long terme.

Talant et Fontaine-lès-Dijon : les valeurs sûres périphériques

À l'opposé du spectre, Talant (sur un plateau dominant la ville) et Fontaine-lès-Dijon (au nord-ouest) sont des communes résidentielles prisées, avec un profil socio-économique élevé et un parc immobilier de qualité. Les prix y sont proches de ceux de Montchapet : 2 500 à 3 200 euros par m² pour les appartements récents, 2 800 à 3 500 euros pour les maisons en bon état. La liquidité y est bonne et la vacance locative faible. Si tu travailles sur le plateau ou que tu as des enfants en bas âge, ces communes offrent un cadre de vie et une qualité scolaire qu'il est difficile de trouver à ce prix en intramuros. Les données de population et de revenus médians par commune sont accessibles sur l'INSEE, ce qui te permet de vérifier la dynamique démographique et économique de chaque commune avant d'acheter.

Tableau comparatif des quartiers dijonnais

Quartier / SecteurPrix moyen appt (euros/m²)Rendement locatif brutProfil acheteur idéalRisque principal
Hypercentre / Chouette2 900 - 3 8004 - 5 %Patrimonial, CSP+Charges copropriété, DPE
Montchapet2 400 - 2 9004,5 - 5,5 %Famille, résidence principaleStock limité, concurrence
Drapeau / Bourroches1 800 - 2 4005,5 - 7 %Investisseur, primo-accédantQualité copropriété variable
Toison d'Or2 800 - 3 500 (maisons)3,5 - 4,5 %Famille motoriséeDépendance voiture
Université / Mansart1 700 - 2 3006 - 8 %Investisseur rendementRotation locataire, usure
Gare / Victor Hugo2 200 - 2 8004,5 - 6 %Polyvalent, locatif meubléNuisances sonores
Talant / Fontaine-lès-Dijon2 500 - 3 2004 - 5 %Famille, qualité de vieLiquidité légèrement moindre
Chenôve / Quetigny1 500 - 2 0006 - 8 %Budget serré, investisseurValorisation long terme incertaine

Comment choisir ton quartier selon ton projet

Résidence principale : priorise la liquidité et la qualité de vie

Si tu achètes pour habiter, ton critère numéro un doit être la liquidité à la revente, pas le rendement locatif. Un bien dans un quartier très demandé se revendra en 3 à 6 semaines en cas de besoin, là où un bien dans un secteur en transition peut rester 4 à 6 mois sur le marché en période difficile. Montchapet, l'hypercentre et l'avenue Victor Hugo offrent cette liquidité. Deuxième critère pour une résidence principale : le DPE. Un logement mal classé (F ou G) va t'imposer soit des travaux de rénovation, soit des factures énergétiques élevées. Depuis les nouvelles règles, un DPE G interdira la mise en location, ce qui affecte aussi la valeur de revente même pour une résidence principale (les acheteurs suivants intégreront cette contrainte). Notre guide sur l'impact du DPE sur les prix te donne les clés pour évaluer ce paramètre.

Investissement locatif : rendement net, pas rendement brut

L'erreur classique de l'investisseur débutant à Dijon est de s'arrêter au rendement brut affiché. Le rendement net, après charges de copropriété, taxe foncière, frais de gestion, assurance PNO et vacance locative, est souvent de 1,5 à 2,5 points en dessous du brut. Sur un investissement à 6 % brut, tu te retrouves facilement à 3,5 ou 4 % net, ce qui reste acceptable dans le contexte actuel mais n'a rien d'exceptionnel. La taxe foncière à Dijon a connu des hausses sensibles ces dernières années : elle représente désormais souvent l'équivalent d'un à deux mois de loyer annuel. Nos formules ScoreImmo incluent un calculateur de rendement net qui intègre automatiquement ces paramètres selon l'adresse du bien. Pour les aspects fiscaux de ton investissement, impots.gouv.fr publie un guide complet sur les revenus fonciers et le choix entre régime réel et micro-foncier.

Le timing d'achat en 2026

Les taux de crédit immobilier ont amorcé une légère baisse depuis mi-2024, avec des offres autour de 3,5 à 3,9 % sur 20 ans pour les profils solides fin 2024, contre des pics à 4,3 % en 2023. Si cette tendance se confirme en 2026, une partie des acheteurs mis en attente depuis 2023 va revenir sur le marché, ce qui pourrait ralentir les négociations. Autrement dit, le point d'entrée de 2026 est correct sans être exceptionnel : les prix ont corrigé raisonnablement, les délais de vente permettent encore de négocier, mais la fenêtre ne durera pas indéfiniment si les taux continuent de baisser. Mon conseil : cible un bien dans un quartier liquide, négocie sur le DPE et les travaux à réaliser, et ne te précipite pas sur les biens surévalués qui restent nombreux malgré la correction. Les données de transactions officielles sont toujours consultables sur data.gouv.fr via le portail DVF pour vérifier les prix réels payés dans chaque rue.

Les pièges à éviter à Dijon

Les annonces trop belles dans les secteurs sous tension

Méfie-toi des annonces affichant des prix 15 à 20 % en dessous du marché dans les quartiers centraux. Soit il s'agit d'un bien avec un vice caché (problème de structure, contentieux en copropriété, servitude non déclarée), soit le DPE est catastrophique, soit la copropriété est en grande difficulté financière. Aucune de ces situations n'est insurmontable, mais toutes nécessitent une expertise approfondie avant de s'engager. Fais toujours réaliser un diagnostic technique complet par un professionnel indépendant (non mandaté par le vendeur) avant de signer le compromis.

Le neuf à tout prix n'est pas toujours la bonne stratégie

Les programmes neufs à Dijon se vendent autour de 3 500 à 4 500 euros par m² dans les secteurs centraux. Ce premium par rapport à l'ancien (souvent 30 à 40 %) ne se justifie que si tu bénéficies d'avantages fiscaux significatifs ou si tu valorises vraiment la garantie décennale et la performance énergétique. Pour un achat en résidence principale, l'ancien bien rénové dans un quartier prime offre souvent une meilleure valorisation à long terme et une qualité architecturale supérieure. Pour un investissement locatif pur, les rendements du neuf sont généralement inférieurs à ceux de l'ancien bien situé, sauf effet fiscal spécifique.

Les copropriétés en difficulté

Dijon compte plusieurs immeubles collectifs, notamment dans les quartiers Drapeau, Bourroches et Maladière, dont les copropriétés présentent des taux d'impayés élevés et des fonds de travaux insuffisants. Avant tout achat dans ces secteurs, consulte le relevé des charges, le compte-rendu des trois dernières assemblées générales et demande si la copropriété est sous administration provisoire ou fait l'objet d'un plan d'apurement. Service-public.fr détaille les droits de l'acquéreur en matière d'information précontractuelle. C'est non négociable : une copropriété en difficulté peut transformer une bonne affaire apparente en gouffre financier.

FAQ : acheter dans les meilleurs quartiers de Dijon

Quel est le quartier le moins cher pour acheter à Dijon en 2026 ?

Les quartiers Université, Mansart et Bourroches affichent les prix les plus bas intramuros, entre 1 700 et 2 400 euros par m² pour les appartements anciens. Pour descendre encore, il faut regarder les communes limitrophes comme Chenôve (1 500 à 2 000 euros par m²) ou Longvic. Attention : prix bas ne signifie pas nécessairement bonne affaire, car les charges, la qualité des copropriétés et la liquidité à la revente sont à analyser soigneusement dans ces secteurs.

Quel quartier de Dijon offre le meilleur rendement locatif ?

Les quartiers Université et Mansart sont les plus rentables en rendement brut, avec des taux pouvant dépasser 7 % sur des studios bien achetés. Le secteur Drapeau-Bourroches suit avec des rendements entre 5,5 et 7 %. Mais le rendement net, après toutes les charges, est souvent de 1,5 à 2 points en dessous. Pour un investissement sécurisé avec un bon équilibre rendement/risque, Montchapet et le secteur gare restent des valeurs sûres autour de 4,5 à 5,5 % nets.

Est-ce que le DPE doit vraiment influencer mon choix de quartier à Dijon ?

Oui, fortement. Les quartiers centraux de Dijon (hypercentre, avenue Victor Hugo, Drapeau) concentrent une proportion élevée de logements classés F ou G en raison de l'ancienneté du bâti. Ces logements subissent une décote croissante sur le marché, et les interdictions de location qui s'échelonnent jusqu'en 2028 créent un risque réel pour les investisseurs. Si tu achètes pour louer, privilégie des biens au minimum classés D, idéalement C. Si tu achètes pour habiter et que le bien est F ou G, négocie une décote significative et intègre le budget travaux dans ton plan de financement.

Les communes périphériques de Dijon Métropole valent-elles le coup par rapport à Dijon intramuros ?

Cela dépend de ton projet. Pour une famille cherchant une maison individuelle avec jardin à moins de 300 000 euros, Talant, Fontaine-lès-Dijon ou Quetigny sont d'excellentes alternatives avec une qualité de vie souvent supérieure à celle des appartements centraux au même prix. Pour un investissement locatif ciblant des étudiants ou de jeunes actifs, les communes périphériques sont moins adaptées car la demande locative est plus faible et les rendements potentiels moins élevés. La proximité des transports en commun (tramway, bus rapide) est le critère clé pour évaluer la pertinence d'une commune périphérique.

Comment vérifier le prix réel d'un bien avant de faire une offre à Dijon ?

Plusieurs outils complémentaires te permettent de te faire une idée précise des prix réels. Les données DVF (Demandes de Valeurs Foncières) publiées sur data.gouv.fr recensent toutes les transactions réelles des cinq dernières années par adresse. Tu peux aussi utiliser ScoreImmo qui croise les données DVF avec les indices de valorisation par quartier, le DPE et les estimations actualisées pour te donner un score de prix en quelques secondes. Enfin, les notaires publient des statistiques de marché trimestrielles par département et par grande ville qui te donnent la tendance de fond. Croise ces trois sources et tu auras une base solide pour négocier.

Sources et références

  1. Demandes de Valeurs Foncières (DVF) - Transactions immobilières · Direction générale des finances publiques / data.gouv.fr
  2. Les frais d'acquisition dits frais de notaire · Conseil Supérieur du Notariat
  3. Prix et tendances de l'immobilier - Notaires de France · Conseil Supérieur du Notariat
  4. Diagnostic de performance énergétique (DPE) - ADEME · Agence de la Transition Écologique (ADEME)
  5. Sites Patrimoniaux Remarquables - Encadrement des secteurs sauvegardés · Ministère de la Transition Écologique
  6. Achat immobilier - Documents obligatoires avant compromis · Service-Public.fr
  7. Revenus fonciers et fiscalité immobilière · Direction Générale des Finances Publiques
  8. Statistiques locales par commune - INSEE · Institut National de la Statistique et des Études Économiques