Reims concentre aujourd'hui 185 000 habitants et affiche un prix médian au mètre carré de 2 420 euros pour les appartements anciens, selon les dernières données DVF publiées par la DGFiP. C'est 18 % de moins que Strasbourg et 30 % de moins que Lyon pour une ville qui propose le TGV Paris-Reims en 46 minutes. Ce différentiel attire les investisseurs franciliens depuis 2022, mais tous les quartiers ne se valent pas : entre le centre historique classé UNESCO, les secteurs résidentiels de Tinqueux ou Croix-Rouge, et les zones en mutation autour de la gare, les écarts de prix atteignent 1 000 euros par mètre carré pour des typologies comparables. Avant d'acheter, il faut lire les chiffres, comprendre la dynamique locative portée par l'université de Reims Champagne-Ardenne (25 000 étudiants), et anticiper les contraintes réglementaires liées au Plan Local d'Urbanisme de la métropole. Cet article analyse quartier par quartier les données de transaction, les profils d'acheteurs, les rendements bruts estimés et les risques à surveiller. Aucun discours commercial, uniquement des faits vérifiables.
Méthode : comment on a sélectionné et classé les quartiers
Pour établir ce classement, j'ai croisé trois sources principales. D'abord les données DVF (Demandes de Valeurs Foncières) disponibles en open data sur data.gouv.fr, qui recensent toutes les transactions immobilières enregistrées par les notaires depuis 2019. Ensuite les données DPE de l'ADEME disponibles sur le portail open data gouvernemental, qui permettent d'évaluer la qualité thermique du parc par secteur. Enfin les statistiques de l'INSEE sur la structure démographique et le revenu médian par IRIS, accessibles sur insee.fr.
Chaque quartier a été évalué sur cinq critères pondérés :
- Prix au m² médian (source DVF 2023-2024) : pondération 25 %
- Dynamique de prix sur 3 ans (variation 2021-2024) : pondération 20 %
- Rendement locatif brut estimé (loyer médian Mappy/SeLoger croisé avec prix DVF) : pondération 25 %
- Part de logements énergivores F/G (données ADEME) : pondération 15 %
- Accessibilité transports et services (proximité TGV, universités, commerces) : pondération 15 %
Les quartiers administratifs de Reims ne correspondent pas toujours aux appellations populaires. J'utilise ici les noms usités par les habitants et les agences locales, recoupés avec les périmètres IRIS de l'INSEE. Pour aller plus loin dans l'analyse de ta situation personnelle, l'outil ScoreImmo permet de simuler le coût global d'acquisition (frais de notaire inclus) et le rendement net après charges sur n'importe quelle adresse rémoise.
Centre historique et Cathédrale : prestige, tensions de prix et contraintes patrimoniales
Un marché porté par la rareté et le tourisme
Le centre-ville de Reims, délimité grossièrement par les boulevards Lundy, Général Leclerc, Victor Hugo et de la Paix, constitue le secteur le plus cher de la ville. Les prix DVF 2024 y oscillent entre 2 700 et 3 400 euros/m² pour les appartements anciens, avec des pointes à 3 800 euros pour les biens Haussmanniens en étages élevés avec vue sur la cathédrale ou la place Drouet-d'Erlon. Le quartier Cathédrale, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, attire les acheteurs primo-accédants à budget élevé, les investisseurs en meublé touristique et les acquéreurs parisiens cherchant une résidence secondaire accessible en TGV.
Des contraintes réglementaires à ne pas sous-estimer
Le secteur est partiellement couvert par un Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur (PSMV), ce qui implique des autorisations spécifiques pour tous les travaux modifiant l'aspect extérieur. L'Architecte des Bâtiments de France doit valider les ravalements, les changements de fenêtres et a fortiori l'isolation par l'extérieur. Cette contrainte rend coûteuse la mise aux normes énergétiques : selon les données ADEME, 38 % des logements du centre de Reims sont classés E, F ou G, et la rénovation d'un appartement de 60 m² peut dépasser 25 000 euros en zone protégée. L'interdiction de louer les passoires thermiques F et G pour les nouveaux contrats de location s'applique déjà depuis le 1er janvier 2025 pour les étiquettes G, ce que rappelle le ministère de la Transition écologique.
Profil d'acheteur et rendement
Le rendement locatif brut en centre historique se situe entre 4,2 % et 5,1 % selon la surface et le niveau de rénovation. Les petites surfaces (studios, T2) se louent facilement à des cadres en mission ou à des étudiants en master des filières de droit et médecine situées à proximité. En revanche, les frais de copropriété élevés dans les immeubles anciens (80 à 150 euros/m²/an en moyenne) grignotent significativement le rendement net. Ce quartier convient aux acheteurs disposant d'un apport solide (minimum 20 % pour couvrir les frais d'acquisition et constituer une réserve travaux) et d'une tolérance aux imprévus de rénovation.
Clairmarais et Wilson : le meilleur rapport qualité-prix du centre élargi
Un secteur résidentiel stable et bien connecté
Le quartier Clairmarais-Wilson, situé au nord-est du centre, entre la place de la République et l'avenue de Laon, offre ce que beaucoup d'acheteurs recherchent sans toujours savoir le nommer : un tissu urbain mixte (immeubles des années 1960-1980 et quelques constructions récentes), une proximité immédiate des facultés de droit et de sciences économiques de l'URCA, et des prix encore accessibles. Les DVF 2024 indiquent un prix médian de 2 100 à 2 450 euros/m² pour les appartements, avec une progression de +11 % sur trois ans, soit un rythme supérieur à l'inflation immobilière nationale sur la même période.
Atouts pour l'investissement locatif étudiant
L'université de Reims Champagne-Ardenne scolarise environ 25 000 étudiants, dont une part significative cherche à se loger dans un rayon de 15 minutes à pied ou à vélo du campus principal. Le quartier Clairmarais répond parfaitement à cette demande. Un studio de 20-25 m² bien rénové se loue entre 430 et 480 euros charges comprises, ce qui génère un rendement brut de 6,2 à 7,1 % sur un bien acheté autour de 85 000 euros. C'est le secteur où le ratio rendement/risque est le plus favorable pour un primo-investisseur rémois. Les données de vacance locative y sont structurellement basses : moins de 3 semaines de vacance annuelle en moyenne selon les gestionnaires locaux interrogés.
Points de vigilance
La qualité du parc est hétérogène. Certains immeubles des années 1970 présentent des façades non rénovées et des charges de syndic élevées liées à des travaux votés mais non financés. Il faut systématiquement demander les trois derniers procès-verbaux d'assemblée générale et le carnet d'entretien de la copropriété avant de signer le compromis, comme le recommande service-public.fr dans sa fiche sur l'achat en copropriété. Par ailleurs, quelques rues proches du boulevard du Général Leclerc subissent des nuisances sonores nocturnes en période estivale.
Croix-Rouge : le quartier en transition, opportunités et risques calculés
Une réputation en mutation progressive
Croix-Rouge est le quartier qui divise le plus les acheteurs rémois. Longtemps délaissé par les investisseurs en raison d'une image dégradée, il bénéficie depuis 2019 d'investissements publics dans le cadre du programme national de renouvellement urbain (PNRU 2). La ville de Reims et l'ANRU y ont engagé plus de 120 millions d'euros de travaux de réhabilitation sur la période 2019-2027, selon les documents de programmation de la métropole. La démolition-reconstruction de plusieurs tours d'habitation, la création de nouvelles liaisons piétonnes et la rénovation des équipements scolaires ont amélioré significativement le cadre de vie.
Des prix encore très bas, mais une dynamique réelle
Les prix DVF 2024 pour les appartements à Croix-Rouge restent les plus bas de la ville pour les secteurs habités en continu : 1 100 à 1 600 euros/m² selon la sous-zone et le niveau de réhabilitation. Un T3 de 65 m² peut s'acquérir autour de 85 000 euros, soit un prix d'entrée exceptionnellement bas pour une ville de cette taille à 46 minutes de Paris. Les loyers observés pour des logements rénovés se situent entre 7,50 et 9,50 euros/m²/mois, ce qui projette des rendements bruts pouvant dépasser 8 % à 9 %.
Un pari sur l'avenir, pas une certitude
Acheter à Croix-Rouge aujourd'hui, c'est parier sur la continuité des investissements publics et sur l'attractivité croissante de Reims. C'est un pari raisonnable mais pas sans risque. La liquidité à la revente reste inférieure à celle du centre ou de Clairmarais. Les délais de commercialisation y sont deux fois plus longs. Et la qualité thermique du parc est préoccupante : selon les données ADEME, plus de 45 % des logements de la zone IRIS Croix-Rouge Est sont classés F ou G. Le dispositif Denormandie (réduction d'impôt pour travaux dans les quartiers anciens dégradés) peut s'appliquer ici sous conditions, ce que détaille impots.gouv.fr. Ce quartier convient aux investisseurs expérimentés, avec une capacité de travaux et une vision long terme de 10 ans minimum.
Tinqueux et Europe : le choix pragmatique des familles et des cadres
Tinqueux, commune limitrophe au profil résidentiel affirmé
Techniquement, Tinqueux est une commune indépendante de la métropole du Grand Reims, mais elle est perçue et vécue comme un quartier rémois par ses habitants. Elle bénéficie d'une desserte tramway directe vers le centre de Reims (ligne 1, 8 minutes), d'un tissu de maisons individuelles et de petits collectifs des années 1980-2000, et d'un profil démographique stable (cadres moyens, familles avec enfants). Les prix DVF 2024 y oscillent entre 2 100 et 2 600 euros/m² pour les appartements et entre 2 800 et 3 400 euros/m² pour les maisons avec jardin selon la surface et l'état.
Le quartier Europe, alternative centrale haut de gamme
Au sein de Reims intra-muros, le quartier Europe, situé entre la gare TGV et le boulevard Pommery, offre un marché différent. Les immeubles y sont majoritairement des années 1990-2010, avec de bonnes performances énergétiques (part de logements A/B/C supérieure à 55 % selon les données ADEME locales). Les prix médians atteignent 2 600 à 2 900 euros/m² et la demande locative est soutenue par la proximité de la gare (cadres en mobilité, navetteurs parisiens). Le rendement locatif brut est plus modeste (4,5 à 5,5 %) mais la qualité des locataires et la faible vacance compensent partiellement.
Pertinence pour les achats résidentiels familiaux
Ces deux secteurs (Tinqueux et Europe) sont les plus adaptés aux achats en résidence principale pour des ménages avec deux revenus et des enfants. Les écoles sont bien cotées, les commerces de proximité nombreux et les transports en commun efficaces. La progression de valeur sur trois ans y est solide (+9 % à +13 % selon les micro-secteurs) sans bulle spéculative identifiable. Pour comprendre comment financer ce type d'achat et estimer tes frais de notaire, consulte notre guide sur les frais d'acquisition immobiliers.
Boulingrin, Barbâtre et Jamin : les quartiers intermédiaires à surveiller
Boulingrin, carrefour entre marché et gentrification
Le quartier Boulingrin tire son nom du célèbre marché couvert Art déco classé monument historique, réhabilité en 2012. Situé au nord du centre historique, il présente une mixité sociale et architecturale marquée : immeubles de rapport des années 1930 côtoient des réhabilitations récentes. Les prix DVF 2024 se situent entre 2 200 et 2 700 euros/m². La gentrification y est visible depuis cinq ans : de nouveaux cafés, épiceries bio et espaces de coworking ont remplacé des commerces vieillissants sur les artères principales.
Le profil d'acheteur idéal ici est le jeune actif ou le couple sans enfant cherchant une vie de quartier animée à prix modéré. Le rendement locatif est correct (5 à 6 % brut) et la liquidité à la revente s'améliore chaque année. Un point de vigilance : plusieurs immeubles de la rue de Cernay et des rues adjacentes nécessitent des ravalements importants votés en AG mais dont le financement par emprunt collectif alourdit les charges de copropriété pour 5 à 8 ans.
Barbâtre, un secteur calme et sous-évalué
Barbâtre est un quartier résidentiel discret, situé à l'ouest du centre, entre les avenues de Laon et Jean Jaurès. Son tissu urbain est composé majoritairement de maisons de ville mitoyennes des années 1920-1950 et de quelques petits immeubles collectifs. Les prix y sont encore mesurés : 2 000 à 2 400 euros/m² pour les appartements et 2 500 à 3 100 euros/m² pour les maisons selon l'état et la présence d'un jardin. La qualité de vie y est perçue comme excellente par les résidents (calme, verdure, proximité des commerces de la place Drouet-d'Erlon).
Le principal frein à l'investissement locatif à Barbâtre est la taille des biens : les maisons de 120 à 180 m² sont peu adaptées à la colocation ou à la location courte durée, et les rendements bruts restent bas (3,5 à 4,5 %). En revanche, pour un achat en résidence principale avec une perspective de plus-value à 10-15 ans, le secteur présente un potentiel réel de rattrapage par rapport aux prix du centre.
Jamin, le quartier à très fort potentiel encore méconnu
Jamin est peut-être la meilleure surprise de ce classement. Situé entre la gare et le quartier Europe, ce secteur a longtemps souffert d'une image terne liée à son tissu industriel historique. La reconversion progressive des friches (dont l'ancienne usine Fenwick) en logements neufs et en bureaux change la donne. Les prix DVF 2024 pour l'ancien y oscillent entre 1 900 et 2 400 euros/m², et les programmes neufs livrés entre 2022 et 2025 affichent des prix entre 3 100 et 3 600 euros/m².
La proximité immédiate de la gare TGV (moins de 10 minutes à pied) est un atout considérable pour la location meublée de courte durée ou pour attirer des locataires navetteurs Paris-Reims. Le rendement brut estimé sur les biens anciens rénovés atteint 5,5 à 7 %, avec une perspective de progression de valeur liée aux projets urbains en cours. Pour consulter les règles d'urbanisme applicables dans ce secteur en mutation, le Plan Local d'Urbanisme intercommunal est consultable sur le site de la métropole du Grand Reims.
Tableau de synthèse : prix, rendement et profil par quartier
| Quartier | Prix médian (appart.) | Évolution 3 ans | Rendement brut estimé | Profil recommandé |
|---|---|---|---|---|
| Centre historique - Cathédrale | 2 700 - 3 400 €/m² | +7 % | 4,2 - 5,1 % | Investisseur patrimonial, résidence secondaire |
| Clairmarais - Wilson | 2 100 - 2 450 €/m² | +11 % | 6,2 - 7,1 % | Primo-investisseur, locatif étudiant |
| Croix-Rouge | 1 100 - 1 600 €/m² | +15 % | 8 - 9 % | Investisseur expérimenté, long terme |
| Tinqueux | 2 100 - 2 600 €/m² | +9 % | 5 - 6,5 % | Famille, résidence principale |
| Europe | 2 600 - 2 900 €/m² | +10 % | 4,5 - 5,5 % | Cadres, navetteurs, locatif premium |
| Boulingrin | 2 200 - 2 700 €/m² | +8 % | 5 - 6 % | Jeunes actifs, résidence principale |
| Barbâtre | 2 000 - 2 400 €/m² | +7 % | 3,5 - 4,5 % | Résidence principale, plus-value long terme |
| Jamin | 1 900 - 2 400 €/m² | +13 % | 5,5 - 7 % | Investisseur opportuniste, meublé |
Ce que disent les frais d'acquisition sur chaque secteur
Un point souvent négligé dans les comparaisons de quartiers est l'impact des frais d'acquisition, communément appelés "frais de notaire". Pour l'immobilier ancien (ce qui représente 90 % du parc rémois), ces frais représentent 7 à 8 % du prix d'achat et comprennent les droits de mutation, les émoluments du notaire et les débours. Pour un appartement acheté 150 000 euros à Clairmarais, il faut donc prévoir entre 10 500 et 12 000 euros de frais supplémentaires, comme l'explique en détail la fiche pratique des notaires de France.
Pour l'immobilier neuf (programmes Jamin, quelques opérations en Europe), les frais de notaire tombent à 2 à 3 % du prix d'achat, ce qui peut compenser partiellement le surcoût au m² à l'acquisition. L'impact sur le rendement net réel est significatif : sur un bien à 6 % de rendement brut, les frais de notaire à 7,5 % amputent le rendement de première année de plus d'un point. L'outil de simulation disponible sur la page tarifs de ScoreImmo permet de calculer cet impact précisément pour n'importe quel budget et n'importe quelle adresse rémoise.
Les droits de mutation à titre onéreux (DMTO) représentent la plus grande part de ces frais : le taux départemental de la Marne est de 4,50 % depuis 2014 (taux maximum autorisé), auxquels s'ajoutent 1,20 % de taxe communale additionnelle. Autant de paramètres à intégrer dans ton calcul de rentabilité avant même de visiter un bien. Notre guide complet sur les frais de notaire dans l'ancien détaille chaque poste ligne par ligne.
DPE et réglementation thermique : le vrai enjeu des prochaines années à Reims
Un parc ancien particulièrement exposé
Reims est une ville dont le parc immobilier est vieux. Plus de 62 % des logements ont été construits avant 1975, date à laquelle les premières réglementations thermiques ont été introduites en France. Sans surprise, la distribution des étiquettes DPE est défavorable : à l'échelle de la ville entière, environ 28 % des logements sont classés F ou G, contre 17 % en moyenne nationale selon les données agrégées de l'ADEME. Cette proportion monte à 45 % dans certains IRIS de Croix-Rouge et à 38 % en centre historique, mais tombe à 12 % dans les zones Europe et Tinqueux qui concentrent les constructions post-1990.
Le calendrier réglementaire à connaître absolument
La loi Climat et Résilience de 2021 a fixé un calendrier progressif d'interdiction de location des passoires thermiques. Les logements G sont interdits à la location pour les nouveaux baux depuis le 1er janvier 2025. Les logements F seront interdits en 2028. Les logements E en 2034. Pour un investisseur achetant aujourd'hui un bien classé F ou G à Croix-Rouge ou en centre historique, le calcul est simple : soit il rénove avant 2028 (budget travaux de 15 000 à 40 000 euros selon la surface et le point de départ), soit il ne peut plus le louer à cette date. Le portail du ministère de la Transition écologique récapitule le calendrier complet et les aides disponibles (MaPrimeRénov', CEE).
Impact sur les prix de transaction
On commence à observer dans les données DVF 2023-2024 une décote croissante sur les biens F/G par rapport aux biens D/E comparables dans le même secteur. Cette décote, encore modeste (5 à 8 % en 2024), devrait s'amplifier à mesure que l'échéance de 2028 approche. À Reims spécifiquement, où de nombreux appartements anciens du centre sont classés F/G, cela crée une opportunité pour les acheteurs capables d'anticiper et financer des travaux de rénovation. Le dispositif MaPrimeRénov' peut couvrir entre 25 % et 70 % des travaux selon le revenu du ménage et le niveau de performance visé. Pour vérifier ton éligibilité et estimer le reste à charge, commence par simuler ton projet sur ScoreImmo.
Reims face à ses concurrentes : pourquoi le marché reste attractif en 2026
Placer Reims dans son contexte régional et national est indispensable pour comprendre pourquoi le marché y reste porteur malgré le ralentissement général de l'immobilier français depuis 2023. Trois facteurs structurels jouent en faveur de la ville champenoise.
Premier facteur : l'accessibilité ferroviaire exceptionnelle. Le TGV Paris-Reims en 46 minutes positionne la ville dans la zone d'influence francilienne élargie. Depuis que le télétravail partiel s'est normalisé (2 à 3 jours par semaine en présentiel pour de nombreux cadres parisiens), Reims est devenu une alternative crédible à la banlieue parisienne. Un T4 de 90 m² s'achète à Reims pour 230 000 euros là où le même bien coûterait 450 000 euros en grande couronne parisienne. Pour les familles qui acceptent 1 à 2 allers-retours en TGV par semaine, l'arbitrage est de plus en plus favorable.
Deuxième facteur : la démographie estudiantine. L'URCA avec ses 25 000 étudiants et ses grandes écoles associées (Sciences Po Reims, ESC Reims, IUT) génère une demande locative structurelle et anti-cyclique. Même en période de hausse des taux d'intérêt qui freine les acquisitions, la demande locative estudiantine reste stable, ce qui sécurise les rendements des investisseurs. Pour comparer Reims avec d'autres villes universitaires du même profil, consulte notre analyse sur les meilleures villes universitaires pour investir.
Troisième facteur : les infrastructures économiques. Reims est le siège de plusieurs grandes maisons de Champagne (LVMH avec Veuve Clicquot et Ruinart, Pernod Ricard avec Mumm et Perrier-Jouët) et d'un tissu industriel agroalimentaire diversifié. Le taux de chômage rémois (8,2 % en 2024 selon l'INSEE) est certes supérieur à la moyenne nationale mais en baisse régulière depuis 2020. La base économique de la ville soutient la demande locative hors secteur étudiant, notamment dans les quartiers proches des zones d'activité de la périphérie.
Conseils pratiques avant de signer à Reims
Vérifier le PLU intercommunal avant toute offre
Le Plan Local d'Urbanisme intercommunal (PLUi) du Grand Reims a été approuvé en 2019 et partiellement révisé en 2022. Il définit les zones constructibles, les règles de hauteur, les obligations de stationnement et les servitudes. Avant de faire une offre sur un bien avec terrain ou sur un local commercial à transformer, vérifie que le projet est compatible avec le zonage en consultant le portail urbanisme du Grand Reims.
Analyser les données de transaction du micro-secteur
Les prix médians par quartier masquent des disparités importantes à l'échelle de la rue ou de l'immeuble. Une copropriété mal gérée dans un bon quartier peut coûter plus cher à posséder qu'un bien bien tenu dans un secteur moins coté. Consulte systématiquement les données DVF de la rue concernée sur data.gouv.fr pour comparer le prix proposé avec les transactions récentes de l'immeuble ou de la rue.
Négocier en tenant compte du DPE
Un bien classé F ou G à Reims peut légitimement faire l'objet d'une négociation de 10 à 15 % par rapport au prix affiché, en argumentant sur le coût des travaux de rénovation obligatoires avant 2028. Cette marge de négociation est documentable : demande plusieurs devis d'artisans spécialisés en rénovation thermique avant de formuler ton offre, et présente-les au vendeur comme base objective de discussion. Notre guide sur comment négocier le prix d'un bien immobilier détaille les leviers juridiques et pratiques disponibles.
Anticiper les frais cachés de la copropriété
À Reims plus qu'ailleurs (en raison de la vétusté du parc), les charges de copropriété peuvent représenter un poste très significatif. Au-delà des charges courantes, vérifie si des travaux sont inscrits au plan pluriannuel de travaux (PPT), rendu obligatoire pour les copropriétés de plus de 15 ans par la loi Climat et Résilience. Un PPT avec 50 000 euros de travaux votés sur 10 ans représente une charge annuelle de 5 000 euros à répartir entre copropriétaires, soit 1 500 à 2 000 euros annuels pour un appartement de taille moyenne. Ce montant doit être intégré dans le calcul du rendement net réel.
FAQ : meilleurs quartiers pour acheter à Reims
Quel est le quartier le moins cher pour acheter à Reims en 2026 ?
Le quartier Croix-Rouge affiche les prix les plus bas, entre 1 100 et 1 600 euros par mètre carré pour les appartements anciens. C'est un secteur en renouvellement urbain qui présente des opportunités réelles, mais aussi des risques liés à la qualité du parc (nombreux logements F/G), à la liquidité à la revente et au délai de concrétisation des projets de réhabilitation. À considérer uniquement dans une logique d'investissement long terme avec budget travaux intégré.
Où investir pour de la location étudiante à Reims ?
Le quartier Clairmarais-Wilson est le plus adapté à l'investissement locatif étudiant. Situé à moins de 10 minutes à pied des principaux campus de l'URCA, il affiche des rendements bruts de 6 à 7 % sur les petites surfaces avec une vacance locative structurellement basse. Le quartier Boulingrin offre également de bonnes perspectives pour ce type d'investissement, avec des prix légèrement supérieurs mais une demande diversifiée (étudiants et jeunes actifs).
Quels quartiers de Reims offrent la meilleure qualité de vie pour une famille ?
Tinqueux (commune limitrophe) et le quartier Barbâtre sont les deux secteurs les plus appréciés des familles avec enfants. Le premier offre un environnement pavillonnaire avec transports en commun efficaces (tramway direct). Le second propose des maisons de ville dans un secteur calme à proximité du centre. Le quartier Europe convient également aux familles avec des revenus élevés cherchant un confort de logement récent.
Les prix immobiliers à Reims vont-ils continuer à monter en 2026 ?
Les fondamentaux (accessibilité TGV, base étudiante, prix bas par rapport à Paris et Lyon) soutiennent une progression modérée de 3 à 6 % par an dans les secteurs bien établis (centre, Clairmarais, Europe, Tinqueux). Les secteurs en renouvellement comme Croix-Rouge et Jamin pourraient connaître des hausses plus marquées si les projets urbains se concrétisent comme prévu. En revanche, les biens F/G non rénovés pourraient subir des décotes croissantes à mesure que l'échéance 2028 approche.
Quels sont les frais à prévoir en plus du prix d'achat à Reims ?
Pour un bien ancien (la grande majorité du marché rémois), il faut prévoir 7 à 8 % de frais d'acquisition (frais de notaire incluant droits de mutation, émoluments et débours). La Marne applique le taux maximum de droits de mutation de 4,50 %. Pour un bien neuf, ces frais tombent à 2 à 3 %. Si le bien nécessite des travaux de rénovation énergétique (passage de F/G à D/C minimum), il faut budgéter entre 15 000 et 40 000 euros supplémentaires, partiellement compensés par MaPrimeRénov' selon les revenus du ménage. Pour un calcul personnalisé, utilise l'outil de simulation disponible sur notre page outils.