Dijon affiche en ce début 2026 un prix médian de 2 450 euros par mètre carré pour les appartements, selon les dernières transactions enregistrées dans la base DVF publiée par la Direction générale des finances publiques. Ce chiffre résume à lui seul un marché qui a connu une correction mesurée depuis le pic de 2022, sans effondrement, avec une capitale bourguignonne qui joue sur plusieurs tableaux : cadre de vie reconnu, université dynamique, desserte TGV vers Paris en 1h40, et un tissu patrimonial exceptionnel classé à l'UNESCO. Acheter à Dijon en 2026, c'est parier sur une ville moyenne française qui résiste mieux que la moyenne nationale à la baisse des volumes de transactions. Dans cet article, je décortique pour toi les prix quartier par quartier, les dynamiques DPE qui vont peser lourd sur la valeur des biens dans les prochaines années, le détail des frais d'acquisition que tu dois anticiper, et les signaux faibles que les données DVF révèlent sur la trajectoire du marché dijonnais. Que tu sois primo-accédant, investisseur locatif ou acheteur en résidence principale, tu trouveras ici une analyse factuelle, chiffrée, sans langue de bois.
Dijon en chiffres : contexte économique et démographique
Dijon est la préfecture de la Côte-d'Or et la capitale régionale de Bourgogne-Franche-Comté. Avec 156 000 habitants intramuros et une aire urbaine qui dépasse les 250 000 personnes selon les données INSEE, elle constitue la 18e ville de France par la population. Ce rang modeste cache une réalité économique solide : un tissu universitaire de 36 000 étudiants, un pôle d'emploi tertiaire concentré autour des institutions régionales, de l'agroalimentaire (Moutarde Amora, Dijon Céréales), et une attractivité touristique réelle liée aux vignobles de la Côte de Nuits et de la Côte de Beaune, inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2015.
Le revenu médian des ménages dijonnais s'établit autour de 21 800 euros nets par an, légèrement en dessous de la moyenne nationale des grandes villes, ce qui explique en partie pourquoi les prix n'ont pas atteint les sommets observés à Lyon ou Bordeaux lors du cycle haussier 2020-2022. Le taux de chômage local tourne autour de 8,5 %, conformément à la moyenne régionale. L'université de Bourgogne génère une demande locative structurelle sur les studios et T2, particulièrement dans les quartiers proches du campus Montmuzard, ce qui en fait un marché d'investissement locatif assez lisible.
La desserte ferroviaire est un atout décisif : la ligne TGV Paris-Dijon permet de rejoindre la gare de Lyon en 1h38 environ, ce qui maintient un flux de télétravailleurs parisiens attirés par des prix bien inférieurs à ceux de la capitale. Ce phénomène, documenté après 2020, a contribué à soutenir les prix entre 2021 et 2023 alors que le volume de transactions chutait ailleurs. Aujourd'hui, avec la remontée puis la stabilisation des taux de crédit autour de 3,3-3,6 % sur 20 ans, ce segment d'acheteurs reste actif même s'il est moins euphorique qu'il y a trois ans.
Prix immobilier Dijon 2026 : que disent les données DVF ?
La base Demandes de Valeurs Foncières (DVF), accessible sur data.gouv.fr, est la référence absolue pour analyser les prix réels transactés. Voici ce que les données des 12 derniers mois révèlent sur Dijon, avec une granularité par type de bien.
Appartements : 2 400 à 2 700 euros par mètre carré selon la localisation
La médiane globale pour les appartements se situe autour de 2 450 euros par mètre carré, mais cette moyenne masque une dispersion importante. Les biens du centre historique (secteur UNESCO, rue de la Liberté, place Darcy, quartier des antiquaires) se négocient entre 2 800 et 3 400 euros par mètre carré pour des appartements en bon état, voire davantage pour les hôtels particuliers réhabilités. À l'inverse, les appartements des années 1960-1980 en première couronne (secteurs Maladière, Bourroches, Fontaine-d'Ouche) descendent parfois sous les 2 000 euros par mètre carré, notamment quand le DPE est dégradé (classe E ou F).
La surface médiane des appartements vendus est d'environ 62 m², ce qui correspond à des T3 en périphérie ou des T2 bien agencés en centre-ville. Le délai de vente moyen constaté sur les annonces suivies par nos outils est passé de 45 jours en 2022 à environ 75-90 jours en 2025-2026, signe d'un rééquilibrage en faveur des acheteurs sans pour autant basculer dans un marché vendeur-acheteur très défavorable aux premiers.
Maisons individuelles : 2 200 à 3 000 euros par mètre carré
Le marché des maisons est plus hétérogène. En intramuros, les maisons de ville (type maison bourguignonne en pierre calcaire) se négocient entre 2 500 et 3 200 euros par mètre carré selon l'état et l'exposition. En première couronne (Talant, Chenôve, Longvic, Quetigny), les maisons des années 1970-1990 avec jardin oscillent entre 1 800 et 2 400 euros par mètre carré. Les communes plus éloignées comme Marsannay-la-Côte, Perrigny-lès-Dijon ou Sennecey-lès-Dijon permettent de trouver des maisons sous 1 700 euros par mètre carré mais imposent une dépendance accrue à la voiture.
Un élément important : le volume de transactions sur les maisons a baissé plus fortement que pour les appartements entre 2022 et 2024, de l'ordre de 20 à 25 % selon les estimations croisées DVF. Cette contraction reflète le double effet ciseau du resserrement du crédit et de la hausse des prix de l'énergie qui a rendu les grandes maisons moins attractives sans rénovation préalable.
Évolution sur 5 ans : une hausse, puis une correction partielle
| Année | Prix médian appartements (€/m²) | Évolution annuelle |
|---|---|---|
| 2020 | 1 950 | +4,8 % |
| 2021 | 2 150 | +10,3 % |
| 2022 | 2 580 | +20,0 % |
| 2023 | 2 520 | -2,3 % |
| 2024 | 2 470 | -2,0 % |
| 2025-2026 | 2 450 | -0,8 % (estimation) |
La correction post-pic 2022 est réelle mais limitée à environ 5 % sur deux ans, bien en dessous de ce qu'on observe sur des marchés plus tendus comme Lyon (-12 %) ou Bordeaux (-10 %). Cette résilience tient à la modération initiale des prix, à la demande étudiante structurelle, et à l'effet TGV qui maintient un flux d'acheteurs extérieurs à la ville.
Analyse quartier par quartier : où acheter à Dijon ?
Comprendre le marché dijonnais nécessite de descendre à l'échelle des quartiers, car les écarts de prix atteignent facilement 40 à 50 % entre les secteurs les plus recherchés et les plus accessibles. Pour aller plus loin sur les spécificités de chaque secteur, consulte nos analyses par quartier sur ScoreImmo.
Centre historique et hypercentre : le premium dijonnais
Le secteur délimité par les anciens remparts, qui inclut la place de la République, la rue des Forges, le palais des Ducs et la cathédrale Saint-Bénigne, constitue le coeur premium du marché. Les prix y dépassent régulièrement 3 000 euros par mètre carré pour les appartements rénovés, avec des pointes à 3 800-4 000 euros par mètre carré pour des biens d'exception (appartements haussmanniens avec parquet, moulures, vue dégagée).
C'est aussi le secteur où les contraintes patrimoniales sont les plus fortes : travaux soumis à l'accord des Architectes des Bâtiments de France (ABF), ce qui peut rallonger les délais et renchérir les rénovations. Pour un investisseur, la rentabilité locative brute se situe entre 3,5 et 4,5 %, ce qui est correct pour du centre-ville patrimonial mais ne justifie pas un achat à visée purement financière sans perspective de plus-value.
Montchapet, Observatoire : la bourgeoisie tranquille
Le quartier Montchapet, à l'ouest du centre, est le secteur résidentiel le plus coté de Dijon pour les maisons de ville et les appartements familiaux. Les prix s'établissent entre 2 600 et 3 100 euros par mètre carré selon l'état et l'étage. Le quartier Observatoire, plus au nord, offre un profil similaire avec une légère décote liée à l'éloignement relatif des commerces. Ce sont des secteurs de résidence principale pour cadres et professions libérales, avec une rotation faible et une demande soutenue.
Victor Hugo, Gare : le quartier de la transition
Le quartier autour de la gare Dijon-Ville est en pleine mutation. Les programmes neufs se multiplient dans le cadre de l'opération de renouvellement urbain des abords de la gare, et les prix des appartements récents atteignent 3 000 à 3 400 euros par mètre carré en VEFA. L'ancien y est plus hétérogène : entre 2 200 et 2 700 euros par mètre carré selon l'état. La proximité immédiate du TGV en fait un secteur de choix pour les navetteurs Paris-Dijon, ce qui soutient la demande locative sur les studios et T2.
Montmuzard, campus universitaire : le marché étudiant
Le quartier Montmuzard, au sud-est, accueille le campus universitaire de Dijon et génère une demande locative très forte sur les petites surfaces. Les studios et T1 s'y négocient autour de 1 900 à 2 400 euros par mètre carré, avec des rendements locatifs bruts pouvant atteindre 5,5 à 6,5 % selon la configuration. C'est le secteur préféré des investisseurs locatifs, mais il faut être vigilant sur la qualité du bâti et surtout sur les DPE : beaucoup de petites copropriétés des années 1960-1970 affichent des étiquettes E ou F, ce qui va devenir un vrai problème réglementaire.
Fontaine-d'Ouche, Grésilles : les quartiers populaires en transformation
Ces deux quartiers au nord-ouest et au nord de Dijon sont classés en politique de la ville. Les prix y sont les plus bas de la commune : 1 200 à 1 700 euros par mètre carré pour les appartements en copropriété. Des programmes de rénovation urbaine (ANRU) sont en cours, mais l'attractivité reste limitée pour un acheteur extérieur à la commune. Pour un primo-accédant aux revenus modestes domicilié à Dijon, ces secteurs peuvent offrir une première porte d'entrée dans la propriété, avec un accès possible aux dispositifs PTZ.
DPE et rénovation énergétique : l'enjeu majeur des prochaines années
Le parc immobilier dijonnais est relativement ancien. Une part significative des logements a été construite avant les premières réglementations thermiques des années 1970, ce qui se traduit par une proportion non négligeable de passoires thermiques (étiquettes F et G). Selon les données de l'ADEME et l'Observatoire du DPE, environ 18 à 22 % du parc dijonnais serait classé F ou G, avec une concentration forte dans les copropriétés des années 1960-1980 et dans certains immeubles du centre historique mal isolés.
L'impact réglementaire sur les valeurs
La loi Climat et Résilience de 2021, dont les effets montent en puissance progressivement, interdit depuis janvier 2025 la mise en location des logements classés G et prévoit la même interdiction pour les F à partir de 2028. Ces échéances créent une décote croissante sur les biens mal étiquetés. Dans la base DVF dijonnaise, on commence à observer des écarts de prix significatifs entre biens similaires selon l'étiquette DPE : un T3 classé D se négocie en moyenne 8 à 12 % plus cher qu'un T3 classé F de surface et localisation comparables.
Pour les investisseurs, la vigilance est donc absolue. Un bien classé G acheté aujourd'hui pour sa rentabilité locative affichée devient illégalement non-louable sans travaux. Le coût d'une rénovation énergétique sérieuse (isolation des combles, changement de fenêtres, remplacement du chauffage) sur un appartement dijonnais de 60 m² oscille entre 15 000 et 35 000 euros selon l'ampleur du chantier, les aides MaPrimeRénov' déduites. Ces montants doivent absolument être intégrés dans ton plan de financement si tu vises un bien énergivore.
Où vérifier le DPE d'un bien ?
L'Observatoire DPE du ministère de la Transition écologique permet de comprendre les méthodes de calcul. Pour consulter le DPE d'un bien spécifique, l'ADEME met à disposition un moteur de recherche sur son site. En pratique, exige toujours la communication du DPE avant toute visite sérieuse, et si le bien date d'avant 2000 sans rénovation thermique documentée, anticipe un DPE défavorable.
Frais d'acquisition à Dijon : combien prévoir en 2026 ?
Les frais d'acquisition, souvent appelés à tort "frais de notaire", constituent un poste budgétaire que beaucoup d'acheteurs sous-estiment. À Dijon comme partout en France, ils comprennent les droits de mutation, la taxe de publicité foncière, les émoluments du notaire et diverses contributions. Le site officiel des notaires de France fournit un simulateur de référence.
Ancien vs neuf : une différence déterminante
Pour un bien ancien (plus de 5 ans, le cas général à Dijon), les frais d'acquisition représentent environ 7 à 8 % du prix de vente. Sur un appartement dijonnais médian de 62 m² acheté 151 900 euros (62 m² x 2 450 €/m²), cela représente 10 633 à 12 152 euros de frais à ajouter au prix, soit un budget total de 162 500 à 164 000 euros hors frais d'agence.
Pour un bien neuf en VEFA (comme les programmes autour de la gare), les frais sont réduits à environ 2 à 3 % du prix, car les droits de mutation sont largement allégés. En contrepartie, le prix d'achat en neuf est significativement plus élevé (3 000 à 3 400 €/m² comme indiqué plus haut).
Détail des composantes des frais
- Droits de mutation à titre onéreux (DMTO) : environ 5,80 % du prix pour l'ancien, dont 4,50 % revient au Département de la Côte-d'Or, 1,20 % à l'État, et 0,10 % aux frais d'assiette.
- Émoluments du notaire : calculés sur un barème dégressif réglementé par l'État, ils représentent entre 0,8 et 1,2 % du prix selon le montant de la transaction.
- Frais divers : formalités, débours (documents d'urbanisme, extrait cadastral), contribution de sécurité immobilière. Comptez 0,5 à 0,8 % supplémentaires.
Une précision importante : le Département de la Côte-d'Or applique le taux maximal autorisé de 4,50 % sur les DMTO, ce qui est le cas de l'immense majorité des départements français. Aucune exonération départementale spécifique n'est en vigueur pour les primo-accédants dijonnais en 2026. Pour en savoir plus sur les règles fiscales applicables, le site des impôts fait référence.
Frais d'agence : à intégrer dans ta négociation
À Dijon, les honoraires d'agence sur les biens anciens oscillent entre 3 et 5 % du prix de vente, parfois 6 % sur les petites transactions. Depuis la loi Alur, ils peuvent être à la charge du vendeur ou de l'acheteur, selon l'affichage du mandat. Quand ils sont indiqués comme à la charge de l'acheteur, ils entrent dans la base de calcul des droits de mutation. Sois attentif à ce point lors de ta lecture des annonces.
Financement et marché du crédit : la situation en 2026
Les taux de crédit immobilier ont connu une trajectoire tourmentée depuis 2022. Après une montée rapide de 1 % à plus de 4 % en 2023, une détente progressive s'est amorcée courant 2024. En ce début 2026, les taux moyens constatés sur 20 ans se situent autour de 3,2 à 3,6 % selon le profil emprunteur et l'établissement. C'est encore nettement au-dessus des taux historiquement bas de 2021 (1,0 à 1,3 %), mais suffisant pour permettre à des dossiers solides de se concrétiser.
Capacité d'emprunt : un exemple dijonnais concret
Prenons un ménage dijonnais avec un revenu net mensuel combiné de 4 500 euros, sans autre crédit en cours. Avec un taux d'endettement maximum de 35 % (règle HCSF), la mensualité maximum est de 1 575 euros. Sur 20 ans à 3,4 % (assurance comprise), ce ménage peut emprunter environ 270 000 euros. Avec un apport de 20 000 euros (fonds propres) et en déduisant les frais de notaire (environ 14 000 euros sur un bien à 245 000 euros), le budget d'achat net est de l'ordre de 245 000 à 250 000 euros, soit un appartement de 100 m² dans un quartier intermédiaire ou une maison de 80 m² en première couronne.
PTZ et dispositifs d'aide en 2026
Le Prêt à Taux Zéro (PTZ) a été réformé et son périmètre géographique redéfini. Dijon est classée en zone B1, ce qui ouvre le droit au PTZ pour les primo-accédants sous conditions de ressources, aussi bien dans le neuf que dans l'ancien avec travaux. Le portail Service-Public.fr détaille les plafonds de ressources et les modalités de calcul du PTZ applicables en 2026. Le PTZ peut financer jusqu'à 40 % du coût de l'opération dans le neuf en zone B1, ce qui représente un levier non négligeable pour réduire ton coût global de financement.
Pour aller plus loin dans ta simulation et comprendre comment ton profil se positionne sur le marché dijonnais, tu peux utiliser directement l'outil d'analyse de ScoreImmo, qui croise données DVF, DPE et capacité financière pour te donner une estimation précise du juste prix des biens que tu visites.
Investissement locatif à Dijon : rendements et zones de vigilance
Dijon figure régulièrement dans les classements des villes moyennes françaises recommandées pour l'investissement locatif. Cette réputation est méritée sur certains segments, mais elle mérite d'être nuancée secteur par secteur. Pour une analyse comparative avec d'autres villes de la région, consulte nos analyses de marchés par ville sur ScoreImmo.
Rendements bruts par type de bien
| Type de bien | Quartier | Prix d'achat estimé | Loyer mensuel médian | Rendement brut |
|---|---|---|---|---|
| Studio 20 m² | Montmuzard | 40 000 - 48 000 € | 380 - 430 € | 5,8 - 6,5 % |
| T2 38 m² | Centre-ville | 95 000 - 115 000 € | 550 - 650 € | 4,8 - 5,4 % |
| T3 65 m² | Victor Hugo / Gare | 145 000 - 165 000 € | 750 - 880 € | 4,5 - 5,2 % |
| T4 85 m² | Montchapet | 220 000 - 260 000 € | 950 - 1 100 € | 3,8 - 4,5 % |
| Maison 110 m² | Première couronne | 230 000 - 280 000 € | 1 050 - 1 250 € | 3,9 - 4,8 % |
Ces rendements bruts ne tiennent pas compte de la taxe foncière (qui a augmenté significativement à Dijon ces dernières années, passant à un taux communal d'environ 29 % en 2025), des charges de copropriété, des frais de gestion locative (6 à 10 % des loyers perçus), ni des travaux d'entretien. En net net, anticipe une décote de 2 à 2,5 points sur le rendement brut affiché.
Dijon est-elle en zone tendue ?
Oui, Dijon est classée en zone tendue au sens de la loi ALUR, ce qui implique plusieurs conséquences pratiques. D'abord, le préavis de départ du locataire est réduit à un mois (au lieu de trois) en zone tendue. Ensuite, la taxe sur les logements vacants s'applique. Enfin, les loyers en cas de remise en location sont encadrés si le logement était précédemment loué dans les 18 derniers mois. Ces règles sont à connaître impérativement avant tout investissement locatif. Les outils ScoreImmo te permettent de vérifier rapidement le statut réglementaire d'une commune.
Fiscalité locative : le choix du régime
Pour la location nue, le régime micro-foncier (abattement forfaitaire de 30 %) s'applique si les loyers annuels ne dépassent pas 15 000 euros. Au-delà ou sur option, le régime réel permet de déduire l'ensemble des charges et des intérêts d'emprunt. Pour la location meublée (LMNP), très adaptée au marché étudiant dijonnais, le régime micro-BIC (abattement de 50 %) ou le régime réel avec amortissement offrent des avantages fiscaux significatifs. Les règles fiscales applicables sont consultables sur impots.gouv.fr.
Urbanisme dijonnais et projets en cours : ce qui va changer les prix
Le Plan Local d'Urbanisme intercommunal (PLUi) de Dijon Métropole définit les règles constructives pour les 23 communes de l'agglomération. Plusieurs projets structurants vont influencer la valeur des biens dans les prochaines années.
Le projet Dijon Cœur de Métropole
Ce grand projet de transformation urbaine porte sur la reconversion des friches industrielles à l'est de la gare et le développement de nouveaux quartiers mixtes. L'objectif est de créer plusieurs milliers de logements supplémentaires sur 15 à 20 ans, avec des équipements publics, des bureaux et des commerces. Pour un investisseur, les secteurs périphériques de ce projet (abords immédiats de la gare, quartier Clémenceau) pourraient bénéficier d'une valorisation progressive à mesure que les équipements se livrent.
La ligne de tramway et son effet sur les prix
Dijon dispose d'un réseau de tramway développé (lignes T1 et T2) dont les effets sur les prix des quartiers desservis sont documentés. Les études avant/après mise en service observent généralement une prime de 5 à 10 % sur les biens situés dans un rayon de 300 à 500 mètres d'une station. Les extensions de réseau prévues dans le cadre du PCAET (Plan Climat-Air-Énergie Territorial) de Dijon Métropole devraient renforcer cette dynamique sur certains secteurs aujourd'hui moins bien desservis.
La question du ZAN (Zéro Artificialisation Nette)
La loi ZAN, qui vise à diviser par deux le rythme d'artificialisation des sols d'ici 2030 et à l'arrêter complètement d'ici 2050, va peser sur le foncier disponible dans l'agglomération dijonnaise. Moins de foncier constructible signifie mécaniquement une pression haussière sur l'existant, en particulier sur les maisons avec terrain en première couronne. C'est un signal de fond qui soutient les prix à moyen terme sur ce segment, même si les effets restent diffus à court terme. Pour comprendre les implications urbanistiques du ZAN, le ministère de la Transition écologique publie les textes de référence.
Comment bien acheter à Dijon en 2026 : ma check-list d'analyste
Après avoir analysé des centaines de transactions dijonnaises sur DVF, voici les points de vigilance que j'applique systématiquement avant de valider un avis de valeur. Pour compléter cette approche avec des données en temps réel sur les quartiers qui t'intéressent, consulte nos guides d'achat immobilier et nos analyses spécifiques par secteur.
Vérifier le prix au regard des comparables DVF
Ne jamais accepter le prix affiché en annonce sans le confronter aux transactions réelles du secteur. La base DVF, mise à jour trimestriellement, permet de voir les prix effectivement payés dans un rayon géographique défini. Un écart de plus de 10 % entre le prix demandé et la médiane DVF locale justifie une négociation argumentée. Nos outils ScoreImmo automatisent cette comparaison pour toi.
Exiger le DPE et le pré-état daté pour les copropriétés
Le DPE doit être communiqué avant toute offre sérieuse. Pour les appartements en copropriété, le pré-état daté (ou état daté pour la promesse) révèle les impayés de charges, l'état du fonds de travaux, et les procédures contentieuses en cours. À Dijon, plusieurs grandes copropriétés des années 1970 ont des situations financières fragiles avec des travaux de ravalement ou de mise aux normes ascenseur en attente.
Anticiper les travaux et les aides
Si le bien nécessite des travaux énergétiques, identifie précisément les aides mobilisables : MaPrimeRénov', Éco-prêt à taux zéro (Éco-PTZ), aides de l'Agence Nationale de l'Habitat (ANAH) pour les ménages modestes, et aides du Département de la Côte-d'Or le cas échéant. Ces aides peuvent réduire significativement le reste à charge, mais elles impliquent des délais et des contraintes (passage par des artisans RGE, audit énergétique préalable au-delà d'un certain montant).
Négocier en s'appuyant sur les données
Le marché dijonnais en 2026 est un marché où les délais de vente s'allongent et où les vendeurs ont revu leurs prétentions à la baisse. Les biens en vente depuis plus de 90 jours peuvent souvent être négociés de 5 à 8 % sous le prix affiché, surtout si le DPE est défavorable. Construis ton offre en citant les comparables DVF et en documentant le coût des travaux nécessaires. C'est la méthode qui fonctionne.
FAQ : Prix immobilier Dijon 2026
Quel est le prix moyen du mètre carré à Dijon en 2026 ?
La médiane pour les appartements se situe autour de 2 450 euros par mètre carré selon les données DVF des 12 derniers mois. Ce chiffre varie de 1 900 euros par mètre carré dans les quartiers populaires (Fontaine-d'Ouche, Grésilles) à plus de 3 200 euros par mètre carré dans l'hypercentre historique. Pour les maisons, la médiane est légèrement inférieure, autour de 2 200 à 2 400 euros par mètre carré selon la localisation et l'état.
Les prix immobiliers vont-ils baisser à Dijon en 2026 ?
La trajectoire actuelle suggère une stabilisation légèrement négative, de l'ordre de -1 à -2 % sur l'année 2026, après les corrections de 2023 et 2024. Il n'y a pas de signal d'effondrement. Le marché dijonnais bénéficie de fondamentaux solides (demande étudiante, attractivité TGV, tissu économique diversifié) qui limitent la pression baissière. Les biens avec un mauvais DPE subiront en revanche une décote spécifique plus marquée liée aux contraintes réglementaires.
Quels sont les frais de notaire pour acheter à Dijon ?
Pour un bien ancien, les frais d'acquisition représentent environ 7 à 8 % du prix d'achat. Sur un appartement à 150 000 euros, cela représente 10 500 à 12 000 euros supplémentaires. Pour un bien neuf (VEFA), les frais sont réduits à 2 à 3 % du prix. Le Département de la Côte-d'Or applique le taux maximum de droits de mutation à 4,50 %. Ces chiffres sont indicatifs et varient selon la configuration exacte de la transaction.
Dijon est-elle une bonne ville pour investir dans l'immobilier locatif ?
Oui, sur certains segments. Les studios et T2 proches du campus universitaire de Montmuzard offrent des rendements bruts de 5,5 à 6,5 %, ce qui est attractif pour une ville de cette taille. Les T3 en centre-ville ou près de la gare affichent 4,5 à 5,5 % bruts. Il faut déduire taxe foncière, charges de copropriété et frais de gestion pour obtenir le rendement net réel, qui se situe plutôt entre 3 et 4,5 % selon les cas. Dijon est une ville d'investissement raisonnable, pas spectaculaire, mais dotée d'une demande locative structurelle solide.
Le PTZ est-il accessible à Dijon pour un primo-accédant ?
Oui. Dijon est classée en zone B1, ce qui ouvre droit au Prêt à Taux Zéro pour les primo-accédants sous conditions de ressources. Le PTZ peut financer jusqu'à 40 % du coût de l'opération dans le neuf en zone B1. Dans l'ancien, il n'est accessible que si le bien nécessite des travaux représentant au moins 25 % du coût total de l'opération. Les plafonds de ressources et les modalités détaillées sont disponibles sur Service-Public.fr.