Grille DPE 2026 : classes A à G, seuils et calcul de la note

Par Score-Immo · Publié le · Mis à jour le

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Intérieur d’un bâtiment, photographie d’illustration du guide DPE

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Réponse rapide : la lettre du DPE correspond au moins bon résultat entre la consommation d'énergie primaire et les émissions de gaz à effet de serre. Depuis le 1er janvier 2026, le coefficient appliqué à l'électricité est passé de 2,3 à 1,9. Les seuils du tableau principal restent utiles, mais ils doivent être adaptés pour les logements de 40 m² ou moins et dans certains cas d'altitude.

La grille DPE 2026 classe un logement de A à G. Elle ne mesure pas directement la facture réelle de son occupant : elle applique la méthode conventionnelle 3CL à cinq usages du logement. Pour lire correctement une annonce, il faut regarder la lettre, les deux indicateurs énergie et climat, la date du diagnostic et, pour un DPE établi avant 2026, son éventuelle attestation de nouvelle étiquette.

Quelle est la grille DPE 2026 ?

Pour le cas général d'un logement de plus de 40 m², situé à moins de 800 mètres d'altitude, les seuils réglementaires sont les suivants. Pour obtenir une classe, le logement doit respecter à la fois le plafond d'énergie primaire et le plafond d'émissions de cette classe. Si les deux indicateurs donnent des lettres différentes, la plus mauvaise est retenue.

Grille générale : lire séparément les deux indicateurs, puis retenir la moins bonne classe
Classe Énergie primaire en kWh/m²/an Émissions en kg CO2e/m²/an Lecture
Amoins de 70moins de 6très performant
B70 à moins de 1106 à moins de 11performant
C110 à moins de 18011 à moins de 30assez performant
D180 à moins de 25030 à moins de 50assez peu performant
E250 à moins de 33050 à moins de 70peu performant
F330 à moins de 42070 à moins de 100très peu performant
G420 ou plus100 ou plusextrêmement peu performant

Attention aux exceptions. Depuis le 1er juillet 2024, les petites surfaces de 40 m² ou moins utilisent des seuils adaptés à leur surface exacte. Certains seuils E, F et G sont aussi modulés pour des logements situés à plus de 800 mètres dans des zones climatiques déterminées. La lettre inscrite sur un rapport ou une attestation officielle prévaut donc sur une lecture mécanique du tableau général.

La source juridique des seuils est l'arrêté du 25 mars 2024. Le numéro du DPE permet de vérifier le diagnostic dans l'Observatoire DPE-Audit de l'ADEME.

Petite surface ou altitude : quel tableau utiliser ?

Pour un studio, commencez par relever la surface de référence inscrite dans le diagnostic, sans la remplacer par une surface arrondie lue dans l'annonce. La surface indiquée dans une annonce et celle retenue pour le calcul ne doivent pas être assimilées sans vérification. Demandez au diagnostiqueur quel périmètre a été utilisé, surtout si une véranda chauffée ou un local annexe intervient dans la description du logement.

Si le logement relève des petites surfaces, demandez le rapport complet et l'attestation disponible, plutôt que de chercher une correction uniforme pour tous les studios. Un logement de 20 m² et un logement de 39 m² ne doivent pas être assimilés à une catégorie unique dont il suffirait de déplacer la lettre. Le seuil adapté dépend de la surface exacte et les deux indicateurs restent à examiner. Nous ne proposons pas ici de calculateur remplaçant la méthode réglementaire.

Pour l'altitude, retenez le même réflexe : le contexte compte autant que le chiffre affiché. La modulation ne concerne pas indistinctement tous les logements d'une commune de montagne. Demandez quelle altitude et quelle zone climatique ont été retenues, puis faites expliquer leur prise en compte dans le rapport. Un classement qui paraît différent du tableau général peut provenir du périmètre applicable ; ce n'est pas, à lui seul, la preuve d'une erreur du diagnostiqueur.

En pratique, conservez trois informations côte à côte : la surface de référence du DPE, les paramètres géographiques indiqués et le document qui porte la classe actuellement utilisée. Si l'annonce mentionne une autre surface, demandez à quoi correspond chaque mesure. Cette question doit être résolue avant toute comparaison fine des consommations par mètre carré. Ne corrigez ni les mètres carrés ni la lettre directement sur une copie du diagnostic : faites clarifier le document par l'interlocuteur compétent.

Comment la classe DPE est-elle calculée ?

Le DPE des logements repose sur la méthode conventionnelle 3CL. Le calcul décrit le bâtiment et ses équipements, puis estime cinq usages : chauffage, production d'eau chaude sanitaire, refroidissement, éclairage et auxiliaires comme la ventilation. Il tient notamment compte de l'isolation, des parois, des menuiseries, des systèmes énergétiques, de la surface, de l'altitude et de la zone climatique.

Le résultat comporte deux mesures :

  • la consommation d'énergie primaire, exprimée en kWh/m²/an ;
  • les émissions de gaz à effet de serre, exprimées en kg CO2e/m²/an.

La classe finale est le moins bon résultat des deux. Un logement qui satisfait la classe C pour l'énergie, mais seulement la classe D pour les émissions, est classé D.

Le DPE affiche aussi une estimation des dépenses annuelles d'énergie pour un usage standard. Cette fourchette est plus pertinente que des coûts moyens attribués à chaque lettre : une facture réelle dépend aussi de la météo, du nombre d'occupants, de la température choisie et des prix de l'énergie. Elle ne doit pas être confondue avec une garantie de dépense.

Un DPE réalisé depuis le 1er juillet 2021 est en principe valable dix ans. Il doit comporter un numéro d'identification ADEME à 13 caractères. Les anciens DPE réalisés avant cette date ne sont plus utilisables depuis le 1er janvier 2025.

Énergie primaire, énergie finale et émissions : ne mélangez pas les colonnes

L'énergie finale correspond à l'énergie livrée au logement. L'énergie primaire tient compte de l'énergie mobilisée en amont, selon la convention appliquée à chaque énergie. La consommation utilisée pour la classe énergie du DPE est exprimée en énergie primaire par mètre carré et par an. Une facture d'électricité ne présente donc pas spontanément le même indicateur que la colonne principale de la grille. Le ministère explique cette distinction et le rôle du coefficient.

Pour retrouver rapidement la définition des principaux termes techniques rencontrés dans un diagnostic, consultez également ce https://reseaudiag.fr/guides/glossaire-dpe.

Voici un exemple arithmétique fictif, limité à une consommation conventionnelle entièrement électrique : 100 kWh d'énergie finale par mètre carré et par an donnent 190 kWh d'énergie primaire avec le coefficient de 1,9. Avec l'ancien coefficient de 2,3, le calcul donnait 230. Cela ne signifie pas que les occupants consomment soudain moins d'électricité. Les deux résultats restent ici dans la même tranche énergie D de la grille générale ; la classe finale dépend encore des émissions. L'exemple ne prédit le classement d'aucun logement.

Dans un logement utilisant plusieurs énergies, n'appliquez pas le rapport 1,9/2,3 au total du diagnostic comme si tout provenait de l'électricité. Le chauffage, l'eau chaude et les autres usages peuvent mobiliser des énergies différentes. Les calculs portent sur leur répartition dans le modèle. La voie utile pour connaître l'étiquette actualisée d'un DPE existant est l'attestation officielle, pas une règle de trois appliquée à une capture d'annonce.

Les émissions constituent une autre mesure, exprimée en kilogrammes de CO2 équivalent par mètre carré et par an. Il ne faut pas les ajouter aux kWh ni prendre la moyenne des deux lettres. Dans votre note de lecture, créez deux lignes distinctes avec leur unité complète, puis une troisième pour la classe finale. Ce petit classement documentaire permet de voir quel indicateur limite le résultat et d'éviter qu'un chiffre d'énergie finale soit recopié dans la colonne énergie primaire lors d'une comparaison.

Qu'est-ce qui change pour l'électricité en 2026 ?

Depuis le 1er janvier 2026, le coefficient de conversion de l'électricité en énergie primaire est passé de 2,3 à 1,9. Ce changement peut améliorer l'étiquette de certains logements chauffés à l'électricité, mais il ne garantit pas un reclassement : le bâti, les équipements et le seuil carbone continuent de compter.

Le ministère estime qu'environ 850 000 logements, principalement chauffés à l'électricité, sortent des classes F ou G. Cette estimation repose sur le parc de résidences principales observé au 1er janvier 2023 ; ce n'est ni un décompte de transactions 2026, ni une promesse pour chaque logement électrique.

Les DPE antérieurs au changement restent juridiquement valables pendant leur durée normale. Leur propriétaire peut obtenir gratuitement une attestation officielle de nouvelle étiquette sur l'Observatoire DPE-Audit en saisissant le numéro du diagnostic. Pour une annonce, il faut donc comparer la date du DPE, la lettre du rapport initial et, lorsqu'elle existe, la lettre de cette attestation.

Et au 1er janvier 2027 ?

La fiche du ministère de l’Économie, publiée le 3 septembre 2026, annonce un coefficient électrique de 1,7 à compter du 1er janvier 2027. Il faut distinguer cette date future du coefficient 1,9 applicable en 2026. Ne modifiez pas vous-même la lettre d’un DPE à partir de cette annonce : vérifiez le document officiel et les modalités applicables à sa date.

Comment lire ensemble le rapport initial et son attestation ?

Commencez par obtenir le document complet auprès du vendeur ou de son représentant. Une photographie de la lettre ne suffit pas pour comparer l'adresse, la date, la surface et les indicateurs. Relevez le numéro ADEME sans le reformater : il sert à retrouver le diagnostic auquel l'attestation se rapporte. L'identifiant comporte 13 caractères ; une confusion entre une lettre et un chiffre peut empêcher la recherche. Utilisez le service officiel déjà lié dans ce guide, sans envoyer vos documents à un simulateur inconnu.

Vérifiez ensuite que le résultat consulté correspond au logement étudié. Comparez l'adresse et les caractéristiques d'identification disponibles avec le rapport reçu. Si le document concerne l'immeuble entier alors que vous analysez un appartement, ne supposez pas que les deux périmètres se confondent. Demandez quel diagnostic est présenté pour le bien vendu et comment il a été établi. Le but est de rattacher chaque information au bon logement avant de discuter d'une différence de lettre.

Lorsqu'une attestation officielle est disponible, conservez-la avec le rapport initial. Notez séparément la date du diagnostic et celle de l'attestation : la seconde ne prouve pas une nouvelle visite du logement ou la réalisation de travaux. La FAQ ministérielle précise que l'attestation conserve la durée de validité du DPE concerné. Son téléchargement ne doit donc pas être interprété comme le départ automatique d'une nouvelle période de dix ans.

Comparez enfin ce que chaque document affirme réellement. Si le rapport initial affiche F et l'attestation E, identifiez la mise à jour qui justifie cet écart avant de comparer deux annonces. Si des travaux ont aussi été réalisés depuis le diagnostic, demandez quels documents les décrivent et si un nouveau diagnostic les prend en compte. Une attestation liée à une évolution du calcul ne décrit pas, à elle seule, une nouvelle isolation ou un équipement récemment installé.

Pour une décision d'achat, gardez une trace simple de la vérification : numéro consulté, documents reçus, dates et éventuel point non résolu. Ne créez pas votre propre attestation et ne remplacez pas une lettre manquante par un résultat calculé à la main. Si le numéro n'est pas retrouvé ou si deux documents restent contradictoires, demandez une clarification au vendeur et au diagnostiqueur avant de faire reposer un budget ou un projet locatif sur la classe annoncée.

Quelles règles concernent la location et l'audit énergétique ?

Calendrier de décence énergétique en métropole

Pour un bail d'habitation signé, renouvelé ou tacitement reconduit en métropole, Service-Public indique le calendrier suivant :

Période du bailClasses encore admisesClasse exclue à partir de la période
2025 à 2027A à Fclasse G depuis 2025
2028 à 2033A à Eclasse F à partir de 2028
à partir de 2034A à Dclasse E à partir de 2034

Ces règles portent sur la location, pas sur le droit de vendre. Une maison classée G peut toujours être vendue, sous réserve des diagnostics et de l'audit applicables.

Audit énergétique à la vente

L'audit réglementaire ne concerne pas tous les appartements en copropriété. En métropole, il vise les maisons individuelles et les immeubles en monopropriété proposés à la vente. L'obligation a commencé pour les classes F et G le 1er avril 2023. Depuis le 1er janvier 2025, elle concerne aussi la classe E. La classe D doit entrer dans ce calendrier en 2034.

L'audit complète le DPE par un état des lieux et des scénarios de travaux. Pour l'acheteur, il sert à comprendre la séquence de rénovation proposée, mais un devis d'entreprise reste nécessaire pour transformer ces scénarios en budget contractuel.

Quel lien entre DPE et prix de vente ?

Le DPE peut influencer la valeur, mais il n'existe pas de décote universelle applicable à toute annonce. La localisation, le type de bien, la surface, l'état, le terrain, la copropriété et les travaux expliquent aussi une grande partie du prix.

Les Notaires de France observent néanmoins une valeur verte sur les transactions anciennes de 2024. Par rapport à la classe D et toutes choses égales par ailleurs, leur publication indique que les appartements de classe G se sont vendus en moyenne 12 % moins cher, et les maisons de classe G en moyenne 25 % moins cher. Ces moyennes nationales décrivent des ventes passées ; elles ne permettent pas à elles seules d'estimer un bien précis.

Pour analyser une annonce, il faut donc séparer :

  • le fait réglementaire : lettre, date, validité et éventuelle attestation ;
  • le coût documenté : estimation du DPE, audit et devis ;
  • le fait de marché : ventes DVF réellement comparables autour du bien ;
  • la décision : prix demandé, calendrier de travaux et usage prévu, notamment locatif.

Exemple pédagogique : la classe énergie ne suffit pas

Pour un logement relevant de la grille générale, 170 kWh/m²/an correspond à la classe C pour l’énergie, tandis que 35 kg CO2e/m²/an correspond à la classe D pour les émissions. Le classement final est D. Ces valeurs illustrent la règle ; elles ne proviennent pas d’un diagnostic client.

Que vérifier avant un achat ?

Pour retracer les travaux et les équipements déjà documentés, demandez aussi le carnet d'information du logement lorsqu'il s'applique au bien.

  1. Contrôler le numéro ADEME. Un DPE logement valide comporte un identifiant à 13 caractères vérifiable dans l'Observatoire DPE-Audit.
  2. Lire les deux indicateurs. La lettre seule ne dit pas si l'énergie ou le carbone est le critère limitant.
  3. Regarder la surface et l'altitude. Le tableau général ne suffit pas pour toutes les petites surfaces ou certaines zones d'altitude.
  4. Vérifier la date. Pour un DPE réalisé avant 2026, demander si une attestation liée au coefficient électrique existe.
  5. Comparer estimation et factures. La fourchette du DPE repose sur un usage conventionnel ; les factures éclairent l'usage réel, sans remplacer le diagnostic.
  6. Demander l'audit lorsqu'il est obligatoire. Pour une maison ou un immeuble en monopropriété classé E, F ou G, contrôler sa présence et ses scénarios.
  7. Chiffrer les travaux. Demander des devis adaptés au logement et ne pas déduire un budget de rénovation de la seule lettre.

Score-Immo replace le DPE visible dans l'annonce parmi les autres données du bien, notamment les ventes comparables et les risques. Cette analyse ne remplace ni le diagnostic réglementaire, ni l'audit, ni les devis nécessaires avant engagement.

Pour voir comment les informations sont présentées, ouvrez le rapport de démonstration. La méthodologie Score-Immo précise les sources et la couverture ; ce rapport ne crée pas un nouveau diagnostic réglementaire.

Préparer un dossier de lecture avant la visite ou l'offre

Organisez les informations selon la question à laquelle elles répondent. Le DPE décrit une performance conventionnelle ; les factures renseignent un usage passé ; l'audit propose des scénarios ; les devis décrivent des prestations chiffrées. Ces documents se complètent, mais aucun ne remplace automatiquement les autres. Notre checklist du dossier de diagnostic technique aide à replacer ces pièces parmi les autres documents de l’achat. Le guide officiel Comprendre mon DPE aide à repérer les données du rapport à examiner.

Pour lire les factures, demandez à quelle période elles correspondent et quel usage du logement elles décrivent. Un logement occupé seulement une partie de l'année ne permet pas d'anticiper directement les dépenses d'une famille présente en permanence. Relevez aussi les énergies concernées : comparer une facture d'électricité isolée au budget énergétique total du DPE peut laisser de côté une autre source de chauffage. Conservez les limites de la comparaison au lieu de présenter l'écart comme une erreur démontrée.

Pour lire un scénario de travaux, cherchez les postes retenus, leur ordre et les hypothèses qui les accompagnent. Un changement de chauffage ne répond pas nécessairement à toutes les questions d'isolation, de ventilation ou de confort d'été. Demandez aux professionnels d'expliquer les interactions utiles pour ce bâtiment. Notre guide sur l'impact réel du DPE sur le prix de vente traite la décision économique ; la grille ci-dessus sert d'abord à comprendre le classement.

Pour lire un devis, vérifiez quelles prestations correspondent au scénario étudié et lesquelles restent exclues. Une enveloppe indicative dans un audit ne prouve pas qu'une entreprise réalisera les mêmes travaux pour le même montant. Les contraintes d'accès, les reprises et les choix de produits doivent être examinés avec les professionnels concernés. Ne déduisez pas le coût total d'une rénovation d'un prix au mètre carré générique ou d'une seule lettre DPE.

Vous pouvez préparer un message court : « Pourriez-vous me transmettre le DPE complet, son éventuelle attestation actualisée et l'audit applicable au bien ? Je souhaite vérifier la surface retenue, les deux indicateurs et les travaux déjà pris en compte. Merci de préciser quels documents décrivent des travaux postérieurs au diagnostic. » Ce modèle sert à demander des pièces, sans affirmer que chacune est obligatoire dans toutes les situations. Si le document est absent, consultez également les précautions liées à un DPE vierge ou non exploitable avant un achat.

Traiter une incohérence sans improviser un nouveau diagnostic

Lorsqu'un résultat vous surprend, formulez d'abord l'écart de façon vérifiable. « La lettre me paraît mauvaise » appelle une discussion très large ; « le rapport mentionne une énergie de chauffage différente de celle décrite lors de la visite » identifie une donnée précise à expliquer. Conservez la page concernée et la pièce qui motive votre question. Une description nette facilite la réponse, sans préjuger de la cause ou de la personne responsable.

Commencez par les erreurs de lecture possibles : même logement, même périmètre, bonne colonne d'unité, date comparable et attestation correctement rattachée. Passez ensuite aux caractéristiques du bâtiment et des équipements que vous pouvez documenter. Une affirmation orale selon laquelle les murs ont été isolés ne renseigne pas nécessairement le matériau, l'épaisseur ou les justificatifs utilisés pour le calcul. Demandez quelles informations ont été retenues, au lieu de remplacer vous-même la valeur.

Si l'interrogation persiste, adressez-la au diagnostiqueur avec les éléments disponibles et demandez une explication de la donnée contestée. Le document officiel Comprendre mon DPE indique aussi le rôle de l'organisme de certification lorsque les échanges n'aboutissent pas. Cette démarche ne signifie pas que toute différence de résultat constitue une faute. La qualification d'un problème et ses conséquences nécessitent l'examen des circonstances et des pièces, particulièrement si un engagement immobilier est déjà en cours.

Gardez enfin une distinction entre ce qui est établi et ce qui reste à confirmer. Vous pouvez avoir un diagnostic retrouvé dans l'Observatoire tout en attendant une explication sur un équipement ; vous pouvez aussi disposer de factures de travaux sans connaître leur prise en compte dans le rapport. Inscrivez cette incertitude dans votre liste de vérifications. Elle ne doit disparaître ni derrière une moyenne nationale de prix ni derrière une note automatique d'analyse d'annonce.

FAQ sur la grille DPE 2026

La grille A à G a-t-elle changé le 1er janvier 2026 ?

Les lettres et le double seuil énergie-climat restent le principe du classement. Le changement 2026 porte sur le coefficient de conversion de l'électricité, abaissé de 2,3 à 1,9. Il peut modifier l'étiquette de certains logements électriques.

Le coefficient de 1,7 s’applique-t-il déjà en septembre 2026 ?

Non. Le ministère de l’Économie annonce son application au 1er janvier 2027. En 2026, le coefficient électrique est de 1,9. Vérifiez la date d’effet avant de comparer deux documents.

Un DPE de 2025 doit-il être refait ?

Non, il reste valide pendant sa durée normale. Une attestation officielle de nouvelle étiquette peut être téléchargée gratuitement depuis l'Observatoire DPE-Audit lorsque le nouveau coefficient modifie le résultat.

Pourquoi mon logement dépasse-t-il un seuil du tableau sans avoir la lettre attendue ?

Vérifiez d'abord l'autre indicateur, car la plus mauvaise performance détermine la classe. Vérifiez ensuite la surface, l'altitude et la zone climatique : les petites surfaces et certains logements en altitude disposent de seuils adaptés.

Peut-on vendre un logement classé G en 2026 ?

Oui. L'exclusion de la classe G vise la décence énergétique pour la location en métropole. La vente reste possible, avec les diagnostics requis et, pour une maison individuelle ou un immeuble en monopropriété, l'audit réglementaire.

Le DPE permet-il de prévoir ma facture exacte ?

Non. Le rapport fournit une estimation conventionnelle pour un usage standard. La consommation réelle varie selon les occupants, la météo, les réglages et les tarifs. Utilisez la fourchette du rapport, les factures disponibles et les caractéristiques du logement.

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Sources et références

  1. Diagnostic de performance énergétique - DPE · Ministère de la Transition écologique
  2. Arrêté du 25 mars 2024 modifiant les seuils DPE des petites surfaces · Légifrance
  3. Évolution du calcul du DPE au 1er janvier 2026 · Ministère de la Transition écologique
  4. Évolutions du calcul du DPE : les réponses à vos questions · Ministère de la Transition écologique
  5. Logement à louer décent - Métropole · Service-Public.fr
  6. Audit énergétique en cas de vente d'un bien immobilier · Service-Public.fr
  7. Observatoire DPE-Audit · ADEME
  8. La valeur verte des logements vendus en 2024 · Notaires de France
  9. Des transactions sous l'influence de l'étiquette énergie · Immobilier.notaires.fr
  10. DPE : changement annoncé au 1er janvier 2027, publication du 3 septembre 2026 · Ministère de l’Économie
  11. Comprendre mon DPE : grille de lecture du rapport · Ministère de la Transition écologique

Contenu informatif publié par Score-Immo, qui commercialise des rapports d’analyse immobilière. Les sources et leur période de référence sont indiquées dans le guide. Ne constitue pas un conseil en investissement ni un avis juridique ou fiscal personnalisé.